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Le CorsicaBlog
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18 mars 2012

Le naufrage de la Sémillante

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Le 27 mars 1854, la France, sous le gouvernement de Napoléon III, s’associe à l’empire britannique de la Reine Victoria pour déclarer la guerre à la Russie et par là même au Tsar Nicolas 1er. Ainsi commençait la guerre de Crimée.

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La Crimée est une presqu’île de la mer Noire où les russes s’étaient installés au fil des années sous prétexte de défendre l’empire des chrétiens orthodoxes face à l’empire ottoman. Mais cette prise de position était surtout la volonté d’avoir un premier pas vers le bassin méditerranéen et un déboucher maritime évident que ne pouvaient admettre les britanniques et les français. 

Ainsi, pour des engagements à vouloir, d’une part protéger l’indépendance de la Turquie et d’autre part les villes de Jérusalem et de Bethléem, la France envoya immédiatement ses troupes en force aux cotés de l’armée anglaise.

Dès le début de l’année 1854 la Marine Nationale fut alors mobilisée pour acheminer tous les régiments qui furent engagés sur ce théâtre d’opération.
De Toulon et Marseille, des allers retours de navires ne cessaient de se croiser pour transporter toute la logistique nécessaire à cette guerre.

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C’est ainsi que le La frégate Sémillante quitta le port de Toulon le 14 février 1855, commandée par le capitaine Jugan, à destination de la Crimée pour apporter aux forces françaises, des vivres, des renforts en troupe et en matériel.

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C’était un trois mâts à coque de bois fort bien armé. La Sémillante était l'une des 27 frégates de 60 canons construites de 1822 à 1849, les dernières étant équipées de machines à vapeur. Longue de 54 m et large de 14 m, elle représentait l'aboutissement de trois siècles de recherches en architecture navale. Mise sur cale à Lorient le 19 mars 1827, elle ne fut lancée que 14 ans plus tard, le 16 février 1841.

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Ce 14 février 1855 elle embarqua  donc à son bord 393 soldats, 293 hommes d’équipage, 16 passagers, ainsi que du matériel, de l’armement d’artillerie comme des mortiers, de la poudre, des obus, des munitions et également des vivres.
Placée sous le commandement du Capitaine Jugan, la Sémillante quitta Toulon sur ordre malgré un baromètre défavorable. La brise était modérée de nord-ouest, le temps maniable mais, au large de la Corse, la pression atmosphérique plongea vite jusqu’à 730 millimètres de mercure ce qui annonçait inexorablement du fort mauvais temps. Et cela se confirma. Peu à peu le vent passa à l’ouest en forçant sans cesse.  Au large des côtes de la Corse, le 15 février, la Sémillante se trouva en pleine tempête. Le Capitaine Jugan qui connaissait parfaitement les parages prit ses dispositions en décidant d’engager sa frégate devant les Bouches de Bonifacio pour emprunter le couloir maritime entre la Corse et la Sardaigne dans l’espoir d’y trouver un abri des vents à l’Est des îles et éviter le risque d’être affalé sur la côte Ouest de la Sardaigne.
Mais la nuit tombait déjà en cette fin d’après midi du 15 février et  le vent donnait maintenant sud-ouest. La tombée de la nuit fut rude jusqu’à l’entrée du couloir et le combat acharné pour maintenir des caps au cœur du passage entre les deux îles. Malheureusement, le 16 février au petit matin la frégate fut emportée par un ouragan d’une force que personne n’avait jamais connue à Bonifacio. La Sémillante, face à la violence du vent, ajoutée à la force des courants, se vit dans l’impossibilité de tenter toute manœuvre de survie. A terre, à Bonifacio, la plupart des toits avaient été emportés, les arbres arrachés, une maison s’était même écroulée en entraînant la mort d’une personne sous ses décombres. L’ouragan avait déferlé sans discontinuer durant toute la journée du 15 et toute la nuit. La Sémillante, désemparée, se débattit dans le goulet en furie avant de disparaître. Quand ? Faisait-il déjà jour ou encore nuit ? Personne ne le saura jamais, car le bâtiment s’est littéralement volatilisé, broyé par une tempête exceptionnelle. Seul le gardien du phare de La Testa, à l’entrée du goulet, dira avoir aperçu brièvement un bâtiment en détresse, le 15 février au matin. On n’en retrouvera rien, sinon de menus débris portés parfois très loin des îlots des Lavezzi.
Pire : aucun homme parmi l’équipage ou les soldats ne survivra au désastre. Cette effroyable catastrophe fit 702 morts dont on découvrira la plupart des dépouilles mutilées, au hasard des grèves et des plages.

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Incapable de maintenir un cap de navigation, la Sémillante vint donc se heurter avec une vitesse de 12 noeuds sur un rocher sous-marin signalé par une bouée aux abords de l’îlot des Lavezzi. Broyée par le choc, elle coula par le fond dans la nuit du 15 au 16 février 1855. Tout a été instantanément englouti.

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Le 18 février les premiers cadavres, certains, complètement déchiquetés et méconnaissables, furent ramenés sur les grèves par les courants. Ils furent tous inhumés sur l’îlot des Lavezzi, faute de moyens de transport, par une corvée de 50 soldats détachés en renfort des marins envoyés pour les recherches. Le 20 février le nombre de corps inhumés s’élevait déjà à 250 soldats ou hommes d’équipage. Pour la plupart d’entre eux, rien ne pouvait permettre leur identification ou même leur appartenance militaire. Les dépouilles avaient été dénudées par les flots et nombreux étaient démembrés ou affreusement mutilés.

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Le plus surprenant fut que, des 702 hommes embarqués à bord de la Sémillante, seuls le capitaine Jugan et l’aumônier purent être identifiés parmi les 560 corps repêchés et inhumés dans les deux cimetières des îles Lavezzi. Le premier fut reconnu par une épaulette de sa vareuse et une difformité qu’il avait à un pied, le second par ses attributs cléricaux.  
Les autres militaires manquants ne furent jamais retrouvés, la mer les garda pour elle.

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Depuis, et chaque année, pour le 15 février, une délégation civile et militaire rend hommage à ces hommes disparus tragiquement avant d’aller se battre en Crimée. Un office religieux est également rendu sur l’Ilot des Lavezzi et un recueillement est organisé sur les tombes de ces militaires qu’il ne faut pas oublier. Pour cela 3 coups de canon sont tirés vers la mer pour rappeler aux disparus la mémoire vivante et fidèle des français, 157 ans après cette tragédie.

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5 octobre 2011

Quand la Corse se replace à 6 heures du continent

Après l'ASCO et "ses frères", notre beau LIAMONE qui se vantait de mettre Nice à 2h55 de Calvi s'en est allé...

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L'ex-NGV Liamone, de la SNCM, a appareillé de Toulon pour rejoindre la Polynésie française.

Rebaptisé King Tamatoa et immatriculé au RIF (avec Marseille pour port d'attache), ce bateau va assurer, normalement à partir de mi-février, la desserte entre Tahiti et Bora Bora.


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Il est affrété par la compagnie Raromatai Ferry pour cette liaison, suite au choix du gouvernement polynésien de retenir le dossier de Veolia Transport (principal actionnaire de la SNCM). Avant de partir pour le Pacifique, le navire a subi un arrêt technique à Toulon fin 2009. Mené par DCNS, le chantier a notamment porté sur une remotorisation. 


Construit en 2000 à Lorient, par Alstom Leroux-Naval (aujourd'hui STX France), l'ex-Liamone mesurait 134 mètres de long pour 19.8 mètres de large. Il pouvait transporter 1116 passagers et 250 voitures. 


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6 février 2010

Carlu Rocchi nous a quittés

 

Carlu Rocchi : S'hè spenta a voce di Rusiu !

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On le savait malade, épuisé sur son lit d'hôpital à Corte depuis déjà quelque temps. Mais la nouvelle de la mort de Charles Rocchi, à 88 ans, hier en fin d'après-midi, a suscité une intense émotion partout dans l'île et jeté un voile noir sur la chanson corse.

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Charles Rocchi avait été remarqué par Félix Quilici lorsque ce dernier entama sa grande tournée insulaire, en quête des chants traditionnels. Et la découverte des voix de Rusiu l'incita à faire la connaissance de Charles Rocchi pour sortir un premier disque en 1948 et une merveilleuse Evocation de la Corse.

Puis vint l'heure de ce fameux Olympia du début des années 60 dédié la chanson corse, ouvrant les portes d'une carrière dont les futures générations se sont imprégnées.

Charles Rocchi est certainement l'artiste insulaire le plus connu, le plus chanté. Il fut, incontestablement, à l'origine de ce Riasquistu de la chanson corse que prolongèrent ensuite Antoine Ciosi, les frères Vincenti sans oublier, dès 1976, Canta u Populu Corsu, I Chjami Aghjalesi, et tant d'autres... Après avoir créé son premier groupe, Cyrnea, Charles Rocchi enchaîna les disques, les succès et l'on ne pourra jamais oublier les titres comme U mio mulinu, U campanile di San Ghjuvà, U trenu di Bastia, Addisperatu, A fallata di Ficaghjola. Une liste loin d'être exhaustive de ces chants portés par une voix à la fois caressante, mélodieuse et puissante. Et le poète Gérard de Nerval aurait pu dire de lui : « Avant d'écrire, chaque peuple a chanté... » 

La postérité retiendra de Charles Rocchi un grand homme, un poète, un chanteur : un artiste dans toute l'acception du terme.

Il fut l'un de ces hommes de la diaspora qui, dans un contexte socio-économique dit de la Strapatura, rendit un souffle nouveau au chant corse.

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Dans ses chants, il exaltait la patrie, son île, l'amour, la femme, autant de thèmes lyriques par excellence. Personne n'oubliera les accents harmonieux de cette voix célébrant la sérénade, le chant religieux, la balade ou la berceuse, un répertoire complet.

Cet artiste bien né savait moduler sa voix avec un art inimitable, forcément nourri quelque part d'un coin de son Rusiu natal.

Aussi, cette voix de légende ne s'éteindra jamais.

 

10 septembre 2008

40 ans déjà !!

Il ya 40 ans, le 11 septembre 1968 disparaissait au large d'Antibes, la Caravelle assurant la liaison Ajaccio / Nice

Souvenirs......et hommage fidèle à ces 95 victimes décédées dans des circonstances troublantes

En cliquant sur le lien ci-dessous vous suivrez un reportage TV retraçant les faits

http://www.dailymotion.com/swf/k1tb4rGhGFedFo2H9U&related=1"></param><param

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27 décembre 2009

Le téléfilm " Les Héritières "

 

Un film à ne pas manquer de voir sur France 3 télévision les samedi et dimanche 26 et 27 décembre.
Cette fiction tirée d'un roman a été tournée tout en décor naturel autour de la Balagne et de ses villages authentiques.

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LES HERITIERES

Téléfilm dramatique de Harry Cleven (2008) 

Avec : Jacques Weber , Amira Casar , Jean Benguigui , Helena Soubeyrand , Hélène Seuzaret , Thibault Vinçon , François Vincentelli

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Résumé : 

En 1945, en Corse, un important propriétaire terrien nommé Ottavio Della Rocca décide de marier sa fille cadette, Vanina, au fils de la famille Caponi. Car le vieux Della Rocca entend consolider son pouvoir alors que la Libération redistribue les cartes. Mais Vanina ne veut rien savoir de cette union. Pendant la guerre, elle a fait la connaissance d'un musicien de jazz à Marseille et elle n'imagine pas en épouser un autre - même pour sauver le patrimoine familial. En pleine nuit, elle s'enfuit et quitte l'île. Fou de rage, Ottavio décide de la déshériter. Mais l'idée de céder tous ses biens à ses deux aînées, Antonia et Flavia, ne l'enchante guère. En effet, il les méprise allègrement...

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11 octobre 2009

Le Village Miniature de Ponte Novu

Si vous êtes amenés à passer par Ponte Novu, arrêtez vous pour y visiter son village miniature.
En effet, dans cette commune bien connue pour son pont et son histoire, vous découvrirez une curiosité cachée.

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Un habitant a, dans son jardin, à force de patience et de ses mains, reconstitué un village entier. Chaque maison a été construite à l'image des grandes avec des petites pierres taillées pour s'incorporer parfaitement dans les murs. Tout y est de la Maison communale au café, du moulin à la fontaine. Les détails sont poussés à l'extrème quand on voit les volets aux fenêtres, les portes arrondies, les ardoises sur les toits et l'eau qui coule à la fontaine.
Alors allez voir ce village miniature. La visite est gratuite, seule une tirelire vous invitera librement à laisser votre contribution, à l'image du plaisir que vous aurez reçu.

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Si vous voulez vous donner une idée de la découverte, cliquez sur le lien ci-dessous, je vous offre 2 minutes de promenade féérique

http://www.youtube.com/watch?v=5H3ABpziY2g

20 septembre 2009

La Caserne Maillebois et le Fort Charlet

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Deux monuments du patrimoine calvais tombés dans l'oubli mais bientôt ressuscités dans les mémoires. Récemment achetés à l'Armée par la CTC, la Caserne Maillebois et le Fort Charlet, s'étendant sur 4 hectares sur les hauteurs de la cité, s'apprêtent à revivre. Le fort, d'abord, appelé à accueillir en 2010 le futur Centre de conservation préventive des objets mobiliers de Corse. L'histoire des deux bastions se confond avec celle de la cité. le Fort Mozzello qui de viendra Caserne Maillebois (du nom du Marquis, petit neveu de Colbert) fut construit en 1756 par les ingénieurs militaires au service de Gênes. Défensif et stratégique, pour protéger la citadelle notamment, il fut pris par les Anglais dans la nuit du 13 au 14 juillet 1794, lors du siège de Calvi mené par l'amiral Nelson. De cette position, le chef de guerre fit pleuvoir un déluge de 8 500 boulets sur la ville !

La Batterie d'artillerie

À proximité immédiate, le fort de la Torretta (baptisé Charlet au XIXe siècle) fut bâti sur les dessins du capitaine de génie Esmenard à partir de 1843 et achevé en 1845.
« L'un des impératifs majeurs était de disposer, sur ce site, d'une caserne moderne, fonctionnelle et protégé de fortifications. La place de Calvi manquant de militaires pour loger les troupes », note Christian Corvisier, historien de l'architecture et des fortifications, dans une étude consacrée aux deux monuments.
Au fil des ans le bâtiment - une grosse batterie d'artillerie - est remanié. Fin XIXe - début XXe siècle, on lui adjoint de nouveaux bâtiments et des prisons.
« L'ancienne batterie d'artillerie est supprimée, le fort n'est plus un ouvrage défensif mais un quartier de casernement et un centre de détention dans une enceinte fortifiée », complète l'historien.
Le destin - plus sombre - des forts est aussi lié à celui des anciennes colonies françaises. À partir des années 1930, des opposants - malgaches notamment - furent incarcérés dans la Caserne Maillebois. les bastions abritèrent aussi les quartiers disciplinaires de l'Infanterie de Marine.
Plus tard le 2e REP en acquis la garde et longtemps les bâtiments servirent de terrain d'entraînement militaire...avant que le fort Charlet n'accueille les services techniques de la Mairie.
Pour les deux monuments le temps de la décadence est révolu.

12 septembre 2009

ALTORE l' Ecole de Parapente et le Parcours Aventure

Une autre manière de contempler la Balagne d'un point de vue exceptionnel; le Parapente de Montemaggiore !
Un Club, une organisation, une ambiance, une amitié à votre disposition pour vous accompagner dans vos premiers pas....ou plutôt... vos premiers vols !!

5'25" de bonheur en cliquant sur le lien ci-dessous:

http://www.youtube.com/v/ffPjEWw8OdU&hl=fr&fs=1&"></param><param

Et si le virus vous a saisi, eh bien c'est simple........Tout est dans le site de l'ALTORE ! Pour y aller c'est super simple....il suffit de cliquer sur le lien que vous trouverez dans la colonne de gauche de ce blog intitulée "liens d'amis".......le site se nomme
"ALTORE Ecole de Parapente à Montemaggiore"

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Mais ALTORE c'est aussi un PARCOURS AVENTURE dans la Pinède de CALVI avec une progression dans les arbres présentant des difficultés classées pour les capacités de tous....du débutant au plus audacieux, du plus jeune au plus âgé !!..........Mais dans tous les cas, des sensations extraordinaires à en toucher les oiseaux !!!

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3 septembre 2009

CORSE SHOPPING

A Calvi, les entreprises audacieuses fleurissent et les ambitions portent leurs fruits de réussite.

J'en veux pour preuve cette création que vous trouverez en "liens amis" de ce CorsicaBlog, sous le nom de :
                                                            CORSE SHOPPING
                                              La Corse chez vous toute l'année

CORSE SHOPPING est nait de l'idée d'un jeune homme actif, Fabrice DESAYES, calvais de surcroît, qui a créé sur la planète du Web, son "site boutique" pour vendre et livrer partout dans le monde.....les produits corses dans sa plus grande variété possible en, respectant une gamme de prix étonnante, offrant une qualité de service professionnelle et une sécurité de transaction sans faille.

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Que trouver sur Corse Shopping?

Des produits artisanaux élaborés par  divers artisans de Balagne et de Corse
Un gage d'engagement total pour satisfaire les clients qui leur font confiance
Une gamme variée issue de l'agro-alimentaire de l'Île de Beauté
Une exclusivité de tous les produits du Domaine Orsini et un partenariat sans faille, afin d'être représentatif et garant d'une qualité contrôlée et d'un stock permanent.
Une équipe soucieuse et volontaire de diffuser des produits Corses dans les meilleurs conditions et s'assurer de la satisfaction de ceux qui les reçoivent
Un suivi de livraison dans les plus brefs délais.

Enfin Corse shopping est animé d'un dynamisme à toute épreuve et s'efforce de répondre à vos attentes, pour vous donner la possibilité à tout moment de l'année d'offrir à vos amis, et de proposer à votre famille, le temps d'un repas, une douce liqueur de Myrte, un Cap Corse, un apéritif à la Châtaigne. Mais aussi de somptueux coffrets cadeaux qui raviront tous les gourmets.

Tous les produits de Corse ne sont pas dans la boutique, aussi, n'hésitez pas à vous diriger vers les liens associés pour les recherches en charcuteries et autres diversités disposant de sites web avec paiement sécurisé................................et pourquoi pas des TONGS !!!

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28 juin 2007

Et si la Corse...

...n'avait jamais quitté les contreforts de l'Estérel !

En complément de la rubrique "Méditerranée" dans la catégorie "Mer" qui retrace la naissance de notre mer "entre les terres" ou notre "Thalassa" , avec ses assèchements dus à la fermeture du détroit de Gibraltar qui l'abreuvait de ses eaux océanes, qu'en était -il de notre Corse il y a de cela ....20 millions d'années ?

Eh bien la Corse, la Sardaigne, la Sicile et la "botte" italienne étaient blotties contre notre Provence actuelle et notre Côte d'Azur !

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Sur cette succession de 4 plans représentant 30 millions d'années, nous voyons bien la Corse et la Sardaigne en couleur jaune vif, s'écartant régulièrement du continent pour prendre leurs positions définitives matérialisées dans le plan ci-dessous (M : Marseille - N: Nice - G: Gênes)

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C'est avec les mouvements des plaques tectoniques plaçant progesssivement l'Europe face au continent africain que, aux cours de millénaires successifs, d'éruptions volcaniques, en failles ouvertes et autres plissements montagneux, la Corse et l'ensemble italien se sont détachés du continent pour aller, chacun dans sa dérive, se positionner au beau milieu de la mer Méditerranée.

Effectivement c'est dans la période du miocène que l'ouverture de la dorsale méditerranéenne va séparer la Corse et la Sardaigne de la Provence.

On peut voir encore de nos jours que les formes de ces îles s'emboitent bien dans la découpe des côtes de Provence. La séparation s'est faite par une rotation avec une ouverture en ciseaux ou en triangle par rapport au continent.

Ainsi la Corse est constituée de plusieurs de ses zones :

- La zone occidentale (Porto - Ajaccio) au sol hercynien (roches métamorphiques avec plutons granitiques) est semblable au Massif des Maures de la région de : La Mole - Golfe de St Tropez

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            vue de Ramatuelle (Var)                                          vue de Cargèse

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         vue des environs d'Agay (Var)                                         vue des calanche de Piana

- La zone de Porto-Vecchio avec ses dykes de rhyolite semblables à ceux de l'Estérel comme on les retrouve vers le Monte Cinto appartenait à la région de : St Raphaël - Agay

- Le Cap Corse se greffe entre la région de Gênes et Menton où l'on retrouve les mêmes ophiolites expliquant les traces d'amiante que l'on trouve encore.

- Le cortenais est construit sur des nappes de charriage correspondant aux terrains du briançonnais

- la zone de Bonifacio, faite de grès calcaires d'origine méditerranéenne amoncelés par des torrents continentaux, avec des stratifications obliques nées du rift continental et typiques de la sédimentation deltaïque correspond aux régions des Alpilles - Cassis - La Ciotat.

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        vue de Cassis   (Bouches du Rhône)                           vue des environs de Bonifacio

...et si la Corse n'avait jamais quitté l'Estérel......

24 octobre 2007

Le Coquelicot

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Il y a des fleurs qui s'associent aux sentiments, d'autres qui imagent l'amour.....Le coquelicot a, depuis toujours inspiré les poètes pour refléter leurs sentiments amoureux. Cette fleur à l'aspect si fragile est en cela, l'emblème de l'été et de ses idylles

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Nos plages de sable fin se désertent à l'arrivée de l'automne, mais combien d'étreintes, et combien de promesses n'ont elles pas accueillies durant tout cet été. Combien de couples enlacés se sont chuchotés à l'oreille de doux aveux emplis d'émoi.........Yves Jamait apporte cette note fabuleuse dans les paroles de sa chanson intitulée : Le coquelicot, fleur des amoureux.....

Le coquelicot de ta bouche                           

Effleure le grain de ma peau

Dès que son pétale le touche

Comme des mots

Comme des mots éclos de ta bouche

Colorant le grain de ma peau

Ce sont tes baisers qui font mouche

Rouge la peau

Un soleil impudique de lumière éclabousse

La soie de cette robe que du doigt je retrousse

Mes mains qui papillonnent sur ton ventre composent

Cette même harmonie que ton souffle transpose

L'envie de croquer dans la chair de ce fruit là me tente

Mes tes yeux malicieux me regardent et m'invitent à l'attente

Le coquelicot de ta bouche

Effleure le grain de ma peau

Dès que son pétale le touche

Comme des mots

Comme des mots éclos de ta bouche

Colorant le grain de ma peau

Ce sont tes baisers qui font mouche

Rouge la peau

Mais tu oscilles entre pudibonde et gourgandine

Retirant cette étoffe qui voilait ma rétine

Je balbutie un peu avant de fermer les yeux

Invité au voyage bien au-delà de six cieux

Puis tu poses ton doigt sur mes lèvres et m'incites à me taire

Et je sens tes cheveux sur mon ventre et je me laisse faire

Le coquelicot de ta bouche

Effleure le grain de ma peau

Dès que son pétale le touche

Comme des mots

Comme des mots éclos de ta bouche

Colorant le grain de ma peau

Ce sont tes baisers qui font mouche

Rouge la peau

S'il n'y a plus de mots sur le bout de nos langues

Que le verbe nous manque, l'amour en est plus beau

Le coquelicot de ta bouche

Effleure le grain de ma peau

Dès que son pétale le touche

Comme des mots

Comme des mots éclos de ta bouche

Colorant le grain de ma peau

Ce sont tes baisers qui font mouche

Rouge la peau

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Le coquelicot aux fines ailes tremblantes, supporte les émotions qui peuvent conduire de l'idylle éphémère, aux grandes et profondes passions. Ces histoires là peuvent alors parfois conduire jusqu'aux déchirures des coeurs et aux drames où, le rouge baiser du coquelicot devient pétale de sang sur la peau blanche d'une poitrine................

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coquelicot

Mouloudji nous a chanté ces passions là avec ce poème transperçant de Raymond Asso, titré :

                                "Comme un petit coquelicot"

           Le myosotis, et puis la rose,

          Ce sont des fleurs qui dis'nt quèqu' chose !

          Mais pour aimer les coqu'licots

          Et n'aimer qu'ça... faut être idiot !

          T'as p't'êtr' raison ! seul'ment voilà :

          Quand j't'aurai dit, tu comprendras !

          La premièr' fois que je l'ai vue,

          Elle dormait, à moitié nue

          Dans la lumière de l'été

          Au beau milieu d'un champ de blé.

          Et sous le corsag' blanc,

          Là où battait son cœur,

          Le soleil, gentiment,

          Faisait vivre une fleur :

          Comme un p'tit coqu'licot, mon âme !

          Comme un p'tit coqu'licot.

          C'est très curieux comm' tes yeux brillent

          En te rapp'lant la jolie fille !

          Ils brill'nt si fort qu'c'est un peu trop

          Pour expliquer... les coqu'licots !

          T'as p't'êtr' raison ! seul'ment voilà

          Quand je l'ai prise dans mes bras,

          Elle m'a donné son beau sourire,

          Et puis après, sans rien nous dire,

          Dans la lumière de l'été

          On s'est aimé ! ... on s'est aimé !

          Et j'ai tant appuyé

          Mes lèvres sur son cœur,

          Qu'à la plac' du baiser

          Y avait comm' une fleur :

          Comme un p'tit coqu'licot, mon âme !

          Comme un p'tit coqu'licot.

          Ça n'est rien d'autr' qu'un'aventure

          Ta p'tit' histoire, et je te jure

          Qu'ell' ne mérit' pas un sanglot

          Ni cett' passion... des coqu'licots !

          Attends la fin ! tu comprendras :

          Un autr' l'aimait qu'ell' n'aimait pas !

          Et le lend'main, quand j'lai revue,

          Elle dormait, à moitié nue,

          Dans la lumière de l'été

          Au beau milieu du champ de blé.

          Mais, sur le corsag' blanc,

          Juste à la plac' du cœur,

          Y avait trois goutt's de sang

          Qui faisaient comm' un' fleur :

          Comm' un p'tit coqu'licot, mon âme !

          ...........Un tout p'tit coqu'licot.....

          ...........

          ...........

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La Femme Coquelicot

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Comment, dans cet hommage au coquelicot d'un été qui s'en va, ne pas parler de "La Femme coquelicot".

Cet excellent téléfilm de France 3, tiré du roman de Noëlle Chatelet, sur un scénario et une adaptation de Jackie Frysman et une réalisation de Jérôme Foulon est sorti en 2005. Il met en scène Jean-Pierre Cassel et Françoise Fabian.

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Marthe, 70 ans, veuve et vivant seule, va renconter Félix de 5 ans son aîné. De ces deux destins qui se croisent à la faveur d'une habitude dans un bar parisien, va naître, au fil des jours et des rencontres délicatement provoquées, un véritable amour. Félix, peintre et poète va entraîner Marthe dans un monde romantique et nouveau où, les interdits des âges n'ont pas cours et où la fleur du coquelicot va, de sa couleur pourpre, inonder ces deux coeurs d'un bonheur parfait entre amour, poésies et peintures.....avec Monet en fond de palette...

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23 février 2008

Concert TAO BY

Un lien ci-dessous pour cliquer et entrer de plein fouet dans l'ambiance décoiffante de TAO BY....et si comme moi vous êtes un fan invétéré de cet artiste local....eh bien venez assister à son prochain concert au TEATRU !!

http://www.dailymotion.com/swf/x32q55&v3=1&related=1"></param><param

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Sa devise !! : Vivons heureux aujourd'hui, demain il sera trop tard...

Soirée CABARET

Samedi 1er mars à partir de 21h00

au TEATRU

Avenue de la République à CALVI

avec 

TAO BY et ses amis

Philippe Campana,

Et d'autres surprises…

Tout comme l'année dernière, Tao-By vous entrainera dans toutes les escales, plus ou moins orientales, de ses chansons, de Castelluccio (voir le lien ci-dessus) à Yokohama.

Ajoutez-y quelques airs napolitains, ce qu'il faut de chansons corses, et nous revoilà plongés dans l'ambiance calvaise qu'ont connue nos parents, et qui continue à nous toucher.

Amis nombreux sur scène, et amis plus nombreux encore dans la salle, pour se refaire le coup de la nostalgie souriante, pour rejouer les choristes sur des refrains qu'au bout de 20 ans on ne connaît toujours pas, mais qui s'en préoccupe ? L'important c'est de partager, de donner et de recevoir pour se sentir heureux.

Musique et bonne humeur garanties!

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Et, pour plus de connaissances, consultez le lien d'amis (colonne de gauche du blog) sous le titre "chez TAO"

9 février 2008

Vacances de Février

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Enfin les congés scolaires sont là !.......Ah les vacances de Février !!!....Les corses du continent vont venir sur notre Île pour recharger leurs batteries, alors que les insulaires vont faire l'inverse pour aller skier du côté de Val Thorens ou Avoriaz....Ce "chasser-croiser" annuel anime les ports et aéroports pour annoncer que l'hiver se termine bientôt.
Mais d'autres, toujours fidèles à la mer calme durant cette période, vont dérouiller leur "pointu" pour aller "discuter" avec le poisson !!!
A tous ceux là et à vous qui allez profiter de ces quelques jours, A Rustaghja vous souhaite de passer de bonnes vacances de Février !

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2 septembre 2007

Calvi by night

Quand le soleil s'éclipse pour laisser place à la lune, Calvi s'illumine dans la nuit pour accueillir ses hôtes.........et tout s'embrase au niveau des terrasses et des rues piétonnes, où les éclats de rires et les conversations se mèlent au bruit des couverts entrechoqués. Les restaurants, les bars se gonflent d'effervescence pour ceux qui viennent profiter des températures reposantes des nuits d'été tant appréciées....

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.....et si vous vous y promenez, en regardant bien, vous rencontrerez des personnalités profitant, comme vous, de ces moments privilégiés....à l'image ci-dessous, du champion automobile de Formule 1, le pilote Alain Prost, dinant avec des amis, sur la terrasse d'un établissement du port..

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1 septembre 2007

Wake dans la baie

Dans la baie de Calvi, il est un sport agréable à pratiquer.......le Wakeboard ! Cette pratique, déviée du Snowboard lancé depuis les stations de ski, est une adaptation avec le surf. Le wake s'est développé depuis les années 1980 pour s'ouvrir vers des compétions internationales où des figures y sont jugées pour leur beauté et leur hauteur au dessus des vagues.

Le wakeboardeur est tracté par un bateau à vague pour lui permettre d'évoluer comme un skieur nautique. Ce n'est pas du mono...c'est du wake où les pieds sont positionnnés de façon latérale par rapport à la "board" (planche). Evidemment pour arriver à réaliser des figures, il faut une bonne pratique.........ici par ces quelques images et cette petite vidéo nous pouvons voir les premières sensations ressenties par Max dans ses toutes premières sorties.

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20 mars 2007

Les Cap Corsins d'Amérique

Nos Cousins d'Amérique

D’après un texte de Ange Rovere, dans « Un Peuple entre Mer et Montagne » Milan/Presse

« Lorsqu'il part de son île, Un Corse ne s'en va pas : il s'absente »

Vincent de Moro-Giafferi 

Les émigrants partis tenter leur chance aux Antilles ou en Amérique aux siècles derniers ont marqué le Cap Corse de leur empreinte : demeures princières, églises ou somptueux caveaux de famille rappellent leur histoire.

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Les traces laissées par les "Américains" du Cap Corse constituent l'une des empreintes les plus spectaculaires de l'histoire dans cette région. Rien pourtant dans le portrait de l'émigrant du XIXe siècle ne semble le disposer à un tel destin.

Le candidat au départ est jeune, célibataire, et pauvre. Il ne parvient plus à vivre de l'agriculture sur le petit lopin de terre familial. Ou bien encore, il s'agit d'un très modeste marin commerçant, d'autant plus tenté par l'aventure que l'arrivée de la vapeur met en crise ce petit monde déjà largement tourné vers la mer.

Pour ces hommes, le Nouveau Monde n'est pourtant pas tout à fait un saut dans l'inconnu. Le départ des Cap-Corsins "aux Amériques", qui commence au XVIe siècle, est devenu une tradition à la fin du XVIIIe siècle.

Il est d'abord débarqué aux Antilles d'où l'on peut, avec les Anglais, continuer sous d'autres formes la guerre contre les Français qui, en 1769, ont conquis la Corse.

L'île de Saint-Thomas constitue un premier foyer de peuplement avec Domenico et Matteo Cipriani, Santo Stella et son frère Giacomo, ou encore Felice Antonio Mattei, issus de Centuri.

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Cette petite colonie grandit au début du XIXe siècle avec, entre autres, l'arrivée de Jean Franceschi ou de Gasparo Palmieri, de Centuri eux aussi.

Porto-Rico s'impose cependant très vite comme la destination principale de ceux qui rêvent de l'Eldorado. Moins de 500 en 1827, les Corses du Cap sont plus de 1 200 soixante ans plus tard, installés à Yauco, Ponte et San German.

De Porto Rico, la colonie essaime dans les Caraïbes, vers Haïti et surtout La Trinité.Le mouvement gagne bientôt le Venezuela. La destination sud-américaine, principalement l'Argentine, s'intensifie dès lors que les départs sont pris en charge par les agences et les compagnies italiennes.

L'itinéraire des Corses suit alors les oscillations des migrations péninsulaires qui, à la fin du XIXe siècle, se déplacent vers les États-Unis. Dans les années 1890, les Vincentelli ou les Ferrandini de Morsiglia ouvrent négoce dans les états du sud de l'Union.

La fortune n'est pas toujours au bout du voyage. "Il me déplaît de rappeler ma misère, car il t'est difficile de le croire. Tu penses que je suis un richard et un grand négociant, tu te trompes lourdement", écrit en 1896 Raphael Ferrandini à son frère demeuré au village.

La terre du Cap Corse ne conserve aucune trace de centaines d'échecs semblables. Par contre, elle arbore fièrement la réussite de ceux pour qui les Amériques furent la "Terre promise" et qui eurent à cœur d'étaler leurs richesses, comme une sorte de revanche.

Le souvenir et la reconnaissance,

Par testament dicté à Haïti vers 1800, Joseph Marie Franceschi lègue une forte somme destinée à la construction de la chapelle Sainte-Anne située au hameau de Bovalo à Centuri.

Piccioni, qui a été un des premiers à s'établir à Saint-Thomas en 1790, et dont la fortune est faite, finance deux fontaines publiques à Pino, (son village natal), fait restaurer l'église Saint-Roch, en paye les orgues et lègue même 20 000 F pour leur entretien.

A Pino encore, comment ne pas évoquer cette "dernière pensée d'un Corse mourant à 2 000 lieues de sa Patrie" et faisant ouvrir la route du col de Sainte-Lucie en direction de la belle vallée de Luri...

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La richesse et la puissance ne s'affichent pas uniquement dans le don et les libéralités. Elle est surtout affirmation de soi, ou plutôt du groupe familial. C'est ainsi que dans l'île, les tombeaux ressemblent souvent à des palais...

À regarder les mausolées de la famille Nicrosi à Rogliano ou des Franceschi à Pino, on saisit la volonté manifeste de se projeter dans une sorte d'immortalité.

Lorsque Pietro Semideï, à la mort de son père, écrit pour que soit édifié le "tombeau de famille afin qu'un jour nous soyons tous réunis", il signifie à la communauté et aux siens que, dans la fuite des générations, il est désormais la source de l'existence du groupe. Le culte du souvenir se mue en devoir de reconnaissance.

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Le palazzu a les mêmes dimensions symboliques. Situé dans le village même ou légèrement à l'écart, la casa di l'américani (maison de l'américain) tranche sur le reste de l'habitat qu'elle domine. Par sa forme massive, son élévation sur deux ou trois étages, son toit à quatre pentes, ses balcons et ses nombreuses ouvertures elle dit la richesse et l'orgueil.

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Le stupéfiant castellu Cipriani à Centuri, la maison Cagninacci à Lota semblent sortis "d'Autant en emporte le vent". Le château Fantauzzi à Morsiglia a coûté 30 000 Francs-Or, la maison Semideï à Centuri 50 000 francs de l’époque. C'est François l'un des quatre frères partis entre 1800 et 1810, qui est revenu au village pour la faire bâtir.

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Son fils Dominique, parti rejoindre ses oncles au Venezuela, rêvait de revoir la maison familiale ; ce fut chose faite lorsque, pour son centième anniversaire, il reçut un magnifique cadeau : une photo de la demeure, portes grandes ouvertes, avec son portrait sur le perron.

Aujourd'hui, grâce à l'avion, nombreux sont les "Corses de là-bas" à avoir plus de chance que Dominique.

Ces palazzi austères, bien souvent fermés l'hiver, prennent un air de fête lorsque l'été reviennent les « herederos » (les héritiers).

27 septembre 2006

1918 - Année noire pour la Corse

1918 Année Noire pour la Corse...

La guerre fait rage dans l'Est de la France et en Champagne. Tous les hommes valides de la Corse sont dans les tranchées depuis 4 ans (voir 173° Régiment d'Infanterie) pour affronter l'ennemi avec courage et bravoure.

Ils ont 20 ans pour la plupart...mais ils ont aussi 45 ans et sont pères de 3 enfants. ...La Corse faisant partie des très rares départements français à avoir vu mobiliser des pères de familles nombreuses au delà même de l'âge limite de rappel des réservistes.

Dans les villages, les anciens restés auprès des femmes et enfants, souffrent ensemble de la misère due au manque de ravitaillement et aux récoltes non faites par manque de bras. On attend avec espoir les permissionnaires qui profitent de leur temps de repos pour effectuer les travaux d'urgence. Tout le monde espère la fin de la guerre devenue interminable.

Justement ce 15 août 1918 le vapeur "le Balkan" quitte le continent à destination de la Corse avec 519 passagers à bord dont 300 soldats permissionnaires. Malheureusement dans la nuit du 15 au 16, le navire est repéré par un sous-marin allemand. Il n'y a pas de quartier, le vapeur est torpillé au large de Calvi. Il sombre très vite entrainant avec lui, la mort de 417 passagers. Les secours repècheront les 102 survivants. Le sort noir avait encore frappé au plus fort du malheur.

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Voici une photo du vapeur "Le Balkan" torpillé dans la nuit du 15 au 16 août 1918 et la plaque commémorative que l'on peut lire à Calvi.

Sur les monuments aux morts, cette tragédie a fait rajouter, à la liste gravée des morts pour la France, ces victimes civiles et militaires innocentes, comme à Ville di Petrabugno ou l'on peut lire:

Alexandrine et Lucie MANFRUELLI "torpillage du Balkan"

Pierre et Marie THIERS   "torpillage du Balkan"

(pour la lecture des fiches ci-après, cliquez dessus comme pour les photos)

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Ci-dessus, parmi d'autres, deux déclarations de décès établies par l'armée, relatant le torpillage du "Balkan" pour deux malheureux permissionnaires. Ces états de décès relatent, pour un soldat de Balagne, sa mort déclarée, suite à la découverte de son corps retrouvé au fond d'une barque échouée, non loin de L'Ile Rousse et provenant du vapeur "Le Balkan".

(Si vous voulez accéder à des recherches semblables, rapprochez vous du site "www:mémoire des hommes.sga.defense.gouv.fr")

Il ne faut pas oublier que 2 ans auparavant, une tragédie semblable s'est déroulée au large de la Grèce:

Le 23 février 1916, la « Provence II » quitte Toulon, son port d’attache pour les opérations dans la Méditerranée, avec à son bord un contingent de 2000 militaires dont un important détachement du IIIe Régiment d’Infanterie Coloniale destiné au renfort des troupes, 400 hommes d’équipage et environ 200 chevaux et mulets de l’armée. Le 26 février 1916, au large du Cap de Matapan (Grèce) (38°58 de latitude Nord et 18°59 de longitude), la « Provence II » est touchée à tribord par une torpille du sous-marin allemand UC 38 à 15 heures. L’ordre d’évacuer est donné et le Capitaine de Frégate Vesco, commandant le bâtiment, conserve son sang-froid pour organiser l’évacuation. Aussitôt des SOS sont envoyés par télégraphie. 17 minutes après son torpillage, la « Provence II » coule. Les rescapés sont recueillis par le navire hôpital français « Canada », le torpilleur français « Fantassin », l’aviso britannique « Marguerite » et le torpilleur français « Cavalier ». Seuls 870 hommes ont survécu à ce naufrage.

 

 

Parmi les naufragés, des victimes d'origine corse, appartenant aux Régiments Coloniaux. Ci-dessous nous pouvons lire l'avis de décès du soldat Baptiste Vincenti.

 

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LA GRIPPE ESPAGNOLE

L'été 1918 passe et en septembre, le plus lourd fléau que la terre ait connu s'abat sur l'Ile: La Grippe Espagnole, qui fera 20 millions de morts dans le monde.

Les populations de l'Ile, âgées de 20 à 40 ans, sont les victimes désignées par cette pandémie. Elle s'attaque donc principalement aux femmes et aux permissionnaires. Les villes et villages sont décimés en un automne. Le sort noir s'acharne une nouvelle fois sur la Corse pour parachever les effets dévastateurs de la guerre.

Extrait d'un rapport médical de l'époque:

« Quand on circule dans une salle de grippés, on est frappé par l’aspect de ces malades, à demi assis sur leur lit en décubitus latéral [allongés sur le côté], à la respiration brève et pénible qui montre déjà l’intervention des muscles respiratoires accessoires. Ici, on n’observe plus le faciès rouge du début mais un teint plombé. Le regard inquiet semble dire la crainte d’une asphyxie pulmonaire. Bientôt, c’est une pluie de râles sur toute la surface pulmonaire. C’est la forme œdémateuse où le malade crache une mousse blanche parfois sanguinolente. Puis survient l’asphyxie. »

31 août 2006

Les Feux de Forêts

Les feux de forêts en Corse sont, chaque été, la préoccupation primordiale de ceux qui s'attachent à défendre notre patrimoine écologique pour  notre flore et notre faune et la sauvegarde de notre équilibre de vie.

Si l'été 2006 nous a épargné des grandes catastrophes connues les années dernières, il ne faut pas oublier que ce fléau sournois veille toujours.

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En souvenir du Pélican 36

Le 1er Août 2005, aux alentours de 9h00, trois canadairs, en pratiquant des rotations de largages d'eau, luttent contre un incendie qui parcourt les hauteurs de Calvi.

Le feu est né la veille, d'une main criminelle.

Parmi les appareils, il y a  le "Pélican 36", avec à son bord Ludovic Piasentin 50 ans et Jean Louis De Benedict, 55 ans. Leur avion, pour une raison non encore définie, se crashera aux alentours de 10h00, tuant les deux pilotes sur le coup.

L'inauguration d'une stèle commémorative a eu lieu le samedi 20 mai 2006 au Centre d'incendie et de Secours de Calvi en présence des familles et autorités.

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Un an plus tard la reflexion est toujours présente....la culpabilité et la honte aussi pour ces individus qui, en semant le feu derrière eux, sèment aussi la mort.....   

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.....Car tout démarrage de feu est criminel....

Une infime partie d'entre eux est accidentelle par malveillance.
A partir de là, la question est simple:
A qui profite l'acte criminel ?
Il y a les pyromanes psychopathes et les incendiaires réfléchis.
Les premiers sont excusables car inconscients de leurs actes, les seconds sont condamnables car mentalement ordonnés.
Si un individu des deux catégories a décidé de sévir, il saura déjouer les surveillances policières. L'un par surexcitation névrotique, l'autre par provocation au système


Sous l'empire, Napoléon ordonnait au Préfet du Var de passer par les armes, sur les lieux de leurs forfaits, les incendiaires pris en flagrant délit d'allumage.....et menaçait de remplacer ledit Préfet s'il ne mettait pas rapidement un terme à ces agissements.

Ce fléau ne date donc pas d'hier ! Les garrigues et les maquis de l'époque étaient pourtant mieux entretenus qu'aujourd'hui car les cultures et les élevages y étaient bien présents.
Renforcer les surveillances pour combattre l'incendie à sa naissance semble efficace. Déjouer les ruses d'un pyromane ou d'un incendiaire parait plus aléatoire.....

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16 juillet 2006

Charles Rocchi

Une guitare pour une chanson, un hommage pour un chanteur, un salut pour le pionnier de la présentation artistique du chant corse, en même temps que Tino Rossi et Régina et Bruno.

Un souvenir d'un autre temps....l'après guerre, les années 50, les cabarets parisiens et les scènes marseillaises......du temps ou Paris était corse avec St Germain en Laye, pour point d'attache !

Pace e salute Carlu !


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En cliquant sur le lien ci-dessous vous pourrez écouter une de ses chansons:

" U MIO MULINU " en profitant d'images choisies.

"http://www.dailymotion.com/swf/3a2cs5nwBCzdpc3nE"

13 juillet 2006

U Trenu di Balagna - U Trinichelu

Le Tramway des plages, la Micheline, le Petit train des sables.....  le TGV corse (train à grandes vibrations)

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Autant de termes pour définir la voie de Chemin de Fer de la Corse qui dessert la Balagne entre Calvi et l'Ile Rousse. Notre trinichelu ! Notre Micheline avec son wagon unique ou ses 3 voitures. Une motrice d'un autre temps nommée ABH modèle 1949 ! 

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Oui qu'il est beau notre tramway des sables quand il sillonne les criques et les plages entre les deux ports de Balagne....en ondulant du wagon comme ondulerait la robe d'une belle femme en traversant la Place St Nicolas de Bastia !   

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300 000 touristes, chaque année, goutent aux sensations extraordinaires de notre réseau ferroviaire Corse. Autant de voyageurs en recherche de beauté pour découvrir notre ile...et d'histoire pour se replonger dans l'excitation des trajets que nos anciens effectuaient dès l'entre deux guerres jusqu'aux années 1950....avant que le ruban routier ne vienne apporter sa concurrence avec l'arrivée des automobiles.

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Alors, si vous n'avez pas encore eu l'occasion de connaître le frisson des grands voyageurs en train...même sur un parcours modeste, empruntez la micheline, au moins une fois!

En Balagne, faites l'aller/retour entre Calvi et l'Ile Rousse pour longer les plages et découvir d'un autre regard, des plages, criques, anses et propriétés insoupçonnables. Vous voudrez prendre des photos ou filmer ?.......calez vous bien pour cadrer votre image !...car le manque de stabilité fait partie intégrante de la découverte !

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Sinon, endossez votre sac de randonnée où vous aurez mis votre serviette de bain, votre picnic et descendez, au hasard, à un des multiples arrêts de plages, pour goûter à une journée particulière. Pour le retour ? Aucun problème ! le trinichelu repasse toutes les heures ! S'il y a des gares ? Non, deux quais, en plein maquis.......comme dans les westerns.....alors mettez votre harmonica autour du cou !

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Mais, inmanquablement....vous serez séduits et vous n'aurez plus en tête, que la programmation de votre journée où, partant de Ponte Leccia, vous irez franchir les méandres du Col de Vizzavone pour dévaler la descente en direction d'Ajaccio !!! ........et là, les émotions n'auront pas d'égales !

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Alors.....Bon voyage et............bonnes vibrations !!!  Tchoouuu! Tchoouuu !

30 juillet 2006

La Châtaigne Corse

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Des CHÂTAIGNES pour le PAIN
et les PÂTISSERIES corses

(D'après un article paru en 1906)

On considère généralement les châtaignes comme de simples friandises. Dans

nombre de pays, leur importance dans l'alimentation est beaucoup plus grande,

elles constituent un véritable pain, base de l'alimentation de nombreux paysans.

En Corse, par exemple, les habitants des campagnes reconnaissent tellement son

utilité qu'ils disent : « Pane di legnu », c'est-à-dire : mon pain de bois, en montrant

les vastes châtaigneraies qui - malgré les déboisements - occupent encore

30 000 hectares de la superficie de l'île. Les châtaignes fraîches se mangent peu.

Habituellement, on les sèche pour les conserver, puis on les moud de manière à

obtenir une farine avec laquelle on confectionne différents aliments. Voici sur ces

points quelques détails, d'après un intéressant travail de M. P. Comte, pharmacien

aide-major à Bastia.

Pour le séchage et la conservation des châtaignes, on utilise des locaux

particulièrement affectés à cet usage et pouvant occuper parfois tout un bâtiment.

L'unique pièce qui les compose est longue de 4 à 5 mètres, large de 2 mètres à

5 mètres. A 3 mètresdu sol, sur un plafond formé de claies, reposent les châtaignes,

dont la couche peut atteindre une assez grande épaisseur. Au-dessous d'elles,

au milieu de la pièce, u fucone (petit feu de bois sec) est entretenu jusqu'à ce que

la dessiccation soit complète, c'est-à-dire lorsque les deux enveloppes de la

châtaigne se détachent facilement sous la seule pression des doigts.

Cette opération dure parfois plusieurs semaines, pendant lesquelles on a le soin

de remuer le tas de fruits pour obtenir un séchage régulier. Par les temps pluvieux,

une flambée suffit à préserver les fruits déjà secs, de l'humidité qui leur est si

préjudiciable ; en outre, les produits antiseptiques de la combustion de bois ont

l'avantage de tuer ou d'éloigner les parasites. On peut facilement, de la sorte,

conserver les châtaignes d'une récolte à l'autre ; aussi, pour avoir toujours de

la farine fraîche, n'en fait-on généralement moudre à la fois que la quantité

nécessaire pour quelques semaines, deux mois au plus.

Rien de plus curieux dans leur simplicité que les moulins à châtaignes corses.

Une roue en bois horizontale, dentée latéralement, sorte de turbine, est mise

en mouvement par une chute d'eau presque perpendiculaire amenée par une

canalisation de bois. Un pivot vertical en coeur de châtaignier, haut de 2 mètres,

lui sert d'axe, puis traverse une voûte et un cylindre en maçonnerie sur lequel repose

la meule fixe ; il s'enfonce enfin dans la meule mobile, dalle circulaire à peine

épaisse de 3 à 4 centimètres, à laquelle il communique le mouvement.

Une masure recouvre le tout, juste suffisante pour contenir, en outre, quelques sacs;

à peine un petit espace est-il ménagé dans une cour, pour un foyer sans cheminée.

Pour la mouture, les châtaignes doivent être décortiquées, c'est-à-dire privées

de la peau coriace qui les entoure. A cet effet, les fruits secs sont introduits dans

des sacs de toile, longs et étroits, qu'on remplit aux deux tiers seulement.

Ces sacs sont frappés vigoureusement contre un billot ; le choc détache les deux

enveloppes de l'amande, sans toutefois briser celle-ci. Pour le triage, on verse le tout

dans une corbeille arrondie ; par des mouvements appropriés de va-et-vient et de

rotation combinés, les fruits décortiqués se séparent mécaniquement des déchets.

Trois cents châtaignes ainsi traitées pèsent environ 1 kilogramme, et retiennent

encore dans leurs crevasses environ 0,6 pour 100 de leur poids de débris d'enveloppes.

Les châtaignes absorbant très rapidement l'humidité, elles doivent, avant la mouture,

être encore passées au four. Elles deviennent alors très dures, et subissent même

une très légère torréfaction superficielle à laquelle les paysans attribuent le bouquet

de la farine, et qui est, sans doute, dû à la caramélisation du sucre qui s'y trouve.

La farine, sitôt obtenue, est mise en sacs, puis conservée pour l'usage, dans des

caisses en bois de châtaignier, placées le plus souvent dans le séchoir.

La farine de châtaigne fraîchement moulue est fine, blanche, piquetée de points

rouge-brun assez nombreux, provenant des débris d'enveloppes que le mondage

n'a pu séparer. Son odeur particulière et sa saveur sucrée sont agréables.

Cette farine s'attache aux doigts et se pelotonne bien si on la comprime ;

elle forme avec un tiers de son poids d'eau une pâte peu élastique, ne gonflant pas

au four, et se désagrège rapidement lorsqu'on la malaxe sous un filet d'eau.

Avec le temps, même dans les conditions de conservation les plus favorables,

il se forme dans la masse de la farine des grumeaux durs, pouvant atteindre le

volume d'une noix. Au moment de l'emploi, ces grumeaux sont séparés par le

tamisage, et on les pulvérise à nouveau, sans peine, en les écrasant sur le tamis.

La farine qu'ils fournissent ne paraît pas différente de celle restée pulvérulente.

La consommation des châtaignes en Corse est considérable ; cette farine et le laitage

forment la base de l'alimentation d'une grande partie de la population corse ;

tous deux d'ailleurs se marient très bien, et donnent des mets aussi savoureux que

nourrissants. La polenta est le mets classique par excellence, en Corse :

On la prépare en jetant peu à peu la farine tamisée dans de l'eau bouillante

légèrement salée. On maintient la pâte sur le feu en l'agitant sans cesse avec

une palette en bois, jusqu'à ce que sa consistance soit devenue telle qu'elle

n'adhère plus aux parois de la bassine. On verse sur une serviette saupoudrée

de farine, et on coupe en tranches avec du fil. Elle se mange avec du brocciu

(caséum provenant de l'ébullition du petit-lait). Les tranches de polenta peuvent

être encore frites ou grillées. 

Le briloli n'est autre chose qu'une bouillie de farine de châtaigne à laquelle on

ajoute du lait, quelquefois - quand on est gourmand - de la crème. Pour avoir de

la ferinada, il faut additionner d'huile le briloli bouillant. La tourte se prépare en

délayant la farine dans l'eau froide légèrement salée, avec de l'anis, des amandes

de pin, des grains de raisin sec ; on verse la pâte liquide dans une tourtière huilée,

et on fait cuire au four. Les pisticcine sont des sortes de gâteaux anisés, préparés

avec de la pâte de châtaigne ayant subi pendant une heure l'action du levain.

On peut consommer enfin la farine de châtaigne sous forme de beignets ou de

gaufres épaisses qui portent dans le pays le nom de castagnacci.

Tous ces mets sont d'une digestion beaucoup plus facile qu'on ne pourrait le croire

de prime abord. Sous ce rapport, la farine de châtaigne est supérieure à presque

tous les autres féculents ; au point de vue nutritif, elle se rapproche beaucoup de la

farine par excellence, la farine de blé. Le résidu minéral de la farine de châtaigne

renferme de 32 à 36 pour 100 d'acide phosphorique, quelques chlorures et sulfates

(ceux-ci en plus grande quantité) et - ce qui est assez inattendu - de 8 à 12 % de silice

qui, presque toute, provient des meules et peut donner aux cendres, d'ailleurs blanches,

une couleur terreuse plus ou moins atténuée. On y décèle également d'une façon très

nette la présence du manganèse ; il serait intéressant de savoir si celui-ci se trouve

réellement dans les châtaignes.

Avant de terminer.... un petit passage dans le Boziu .....

                chataigne1

http://rusio.free.fr/castagna.html

....avec ce lien pour encore approfondir l'importance de la châtaigne en Castagniccia

29 juillet 2006

BIERA CORSA et CORSICA COLA

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Comment ne pas parler de la Brasserie Pietra qui, en 1996, lance le défi de se frotter aux plus grandes multinationales en projetant sur le marché de la consommation, une bière régionale connue aujourd'hui sous l'appellation " A PIETRA"                                                                                 

Cette petite PME de 35 personnes a réussi le pari de faire distribuer les 2/3 de sa fabrication chez les différentes nations européennes et même au delà.                                                               

Aujourd'hui son chiffre d'affaire atteint les 5 millions d'euros et son débit totalise 25 000 hectolitres.    

A PIETRA est devenu le leader des bières régionales.

Avoir osé brasser une bière délicatement mèlée à la châtaigne était une idée de génie......encore oser avec les senteurs du maquis pour faire naître la COLOMBA et la SERENA  était fantastique. Mais, en 2003, songer à créer un COCA CORSE devenait un rève inaccessible qui s'est pourtant réalisé avec l'arrivée de CORSICA COLA !!....................Où s'arrètera l'audace de cette brasserie !

31 janvier 2010

Annie Traiteur...Toutes les senteurs culinaires sur votre table

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S'il est une adresse à ne pas rater quand vous êtes en Corse et d'autant plus, à Calvi, c'est le magasin de ANNIE TRAITEUR !!!.....rue Clémenceau.
Si vous avez les papilles gustatives développées et réservées qu'aux bons produits de la table, vous êtes au bon endroit ! Tout y est fabuleusement succulent, que ce soit de la charcuterie en passant par les confitures, les miels, les vins, les légumes ou les fruits, tout va vous ensorceler par la fraîcheur et l'authenticité des articles.

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Vous passerez ainsi de fabuleuses vacances en vous servant chez Annie Traiteur !!....Mais ce n'est pas tout !!!!..........Si vous voulez prolonger vos vacances et faire venir la Corse sur votre table, vous n'avez qu'à remplir votre panier en vous connectant sur le site internet d' ANNIE TRAITEUR !!!

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C'est simple : vous le trouverez dans les " LIENS AMIS" qui se trouvent dans la colonne de gauche de ce présent blog sous le nom de " Annie Traiteur ".....
                ......ou recherchez le à : http://www.annietraiteur.com

Alors cliquez et commandez !.......vous serez livrés immédiatement chez vous par votre facteur !

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De toutes les manières choisies, je vous souhaite un bon appétit et de bonnes dégustations !!!!

Annie 

6 octobre 2007

Honneur et Fidélité

Calvi est connue dans le milieu militaire français, pour compter dans sa population, l'effectif des troupes du 2° Régiment Etranger Parachutiste. Le 2°REP, Corps d'élite déployé partout dans le monde et répondant, sur le champ, aux éventuelles décisions gouvernementales, d'actions humanitaires ou de protection pour les ressortissants français ou européens piégés à l'étranger est la fierté nationale exprimée chaque 14 juillet sur les Champs Elysées. Il faut ainsi se rappeler de l'opération du Zaïre et de Kolwezi en particulier, du Liban et de ses nombreux engagements sous le casque bleu de l'ONU.

Aussi certains de ces soldats anonymes, souvent sans famille ou sans plus d'attaches d'origine, ont choisi Calvi comme terre de repos éternel. Au cours d'actions ou de campagnes guyanaises ou africaines ils ont du donner leur vie pour la France. Sur leur volonté les dépouilles de ces hommes sont revenues en Corse pour reposer dans un petit coin du cimetière dominant la citadelle. Sur une stèle, la Corse leur rend hommage en les prenant sous son aile avec cette simple phrase gravée dans le marbre "Enfants adoptifs de Calvi".......Pensez à eux et, à l'occasion de promenades ou de recueillements sur vos tombes familiales, réservez leur une minute pour vous incliner devant ces carrés de pierres blanches....

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25 juillet 2006

DU VENT DANS LES VOILES

24 26 Souvenirs d'une rencontre exceptionnelle des plus belles voilures actuelles

27 28 Des sillages au large de la citadelle qui nous font imaginer la beauté des plus belles courses autour du globe.

30 32 Des voiles de renom, des équipages exceptionnels pour saluer amicalement la baie de Calvi

39 Petit clin d'oeil de la sécurité.....L'hélicoptère ne serait-il pas posé sur un toit de la citadelle ?

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